Départ de Sucre pour Potosi, le trajet de 3h se fait tranquillement, la liaison entre ces deux villes et très courantes, de nombreux touristes sont présent au sein des bus. Ma première démarche, une fois installée, consiste à trouver une agence pour effecteur la visite des mines, me contentant de suivre les recommandations du guide du routard, je m'inscris dans l'agence "Claudia". Je me rendrais compte le lendemain que ce ne fut pas forcément le bon choix.
La ville de Potosi n'est pas très grande, mais de nombreuses constructions rappellent la grandeur et la richesse passée de cette ville. Elle fut la plus grande ville bolivienne au niveau de la population pendant l'âge d'or de l'extraction de l'argent et d'autres minerais. Cette ville située à 4090m, est dominée par le "Cerro Ricco", la colline riche.
Mardi 28 Octobre
Ça y est, le grand jour est arrivé, depuis le temps que j'entends parler de ces mines, je vais enfin les visiter. Une fois le groupe de touristes français constitué (ça change de parler français), direction les vestiaires. Et oui, pour ne pas se salir et faire couleur locale, la tenue de mineur est obligatoire, bottes, pantalon, veste et lampe de mineur.
Une fois équipé, on est dirigé vers le magasin pour nous faire acheter des offrandes pour les mineurs. Feuilles de Coca, bâton de dynamite, sodas, gâteaux sont les bienvenus, soit pour le mineur, soit pour les enfants ou la famille.
Lorsque tout le monde a rempli son sac, direction la montagne, ou notre guide, qui a appris le français seul, avec son livre, va nous faire la démonstration d'une explosion de dynamite et nous parler plus précisément des mines avant d'y pénétrer.
La visite de la mine "Maria" peut alors commencer. Toutes les mines portent un nom féminin. Pour ma part, la visite sera décevante. Nous allons voir les mineurs en train de travailler, pour leur remettre les présents, faire la photo, parler 5 min, puis sans explorer plus, passer au suivant. Ainsi, nous aurons rencontré 3 mineurs, de tout âge, qui, théoriquement travaillent de nombreuses heures....
Voici l'un de ceux présent lors de notre visite. Sa joue n'est pas déformée, il mâche seulement un boule de feuilles de Coca, élément vital de la vie d'un mineur. Cela leurs permet de tenir dans des conditions de travail absolument d'un autre âge.
Puis, arrivé au bout d'un tunnel, nous apercevons deux statues artisanales la "Pachamama'"et "El Tio". Tous les mardis, les mineurs se réunissent devant ces statues et effectuent le rituel de leurs ancêtres, à base de feuilles de Coca, d'alcool à 90° et de cigarettes...
J'arrive à ma déception, en effet, alors que les mineurs devraient travailler de longues heures, lors de notre remontée, plus aucun d'entre eux ne travaille, notre mine est silencieuse, nous les retrouvons dehors, tout sourire. Mon sentiment est d'avoir été dupé par l'agence, et nous avoir fait visiter une mine touristique, ou les mineurs s'occupent pendant que les touristes passent reçoivent les cadeaux, et ressortent, sans rapport avec la vraie activité d'un vrai mineur, qui travaille pour survivre.
Enfin c'est mon ressentiment, il peut n'être le bon. Mais la déception de cette visite me reste à l'esprit.
L'après midi, j'ai visité la "Casa de la Moneda", avec un groupe d'allemand, tout ça pour apprendre que la monnaie bolivienne n'est plus frappée dans le pays, mais dans des pays tel que la France, l'Allemagne.... Pourtant, Potosi fut à l'origine de la frappe de nombreuses monnaies internationales, quel déchéance pour cette ville, tout cela à cause de rentabilité de fabrication.
Heureusement de nombreux ateliers sont la pour témoigner de cette gloire passée.
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