Ça y est, le grand jour est arrivé, départ pour 4 jours d’excursion dans le Sud-Lipez, immersion totale garantie dans l’immensité des paysages que l’on va découvrir. Fini les routes goudronnées, les groupes touristiques, la vie moderne, place à la nature.

Pour ce voyage, je partagerais le 4*4 avec les français rencontrés depuis quelques jours, 1 zimbabwéenne, notre chauffeur et notre cuisinière. Le parcours nous mènera de Tupiza à Uyuni, avec plein de découvertes chaque jour. Le départ se fait en repassant par notre parcours VTT de la veille, le premier jour est le moins riche, le but étant de rejoindre San Antonio de Lipez, (4260 msnm et 250 habitants).
Ce qui est frappant est l’aridité de cette région, le soleil est omniprésent. Malheureusement quelques heures après le départ, première surprise, notre 4*4 montre des signes de fatigue, oups, nous sommes loin de tout garage….

Heureusement 2 autres 4*4 nous rejoignent et les chauffeurs arrivent à réparer, on n’est pas au bout de nos surprises….

Afin de permettre aux habitants de ces villages perdus dans le paysage, l'accès à l'électricité le gouvernement bolivien a subventionné l’achat de panneaux solaires. On constate que de ce point de vue, nous sommes en retard sur l’utilisation de cette technologie.

Belle journée bien remplie, les liaisons 4*4 sont longues mais on arrive tranquillement à notre premier « refuge », un dortoir ou l’on passera notre première nuit en compagnie des autres groupes, mais chacun à sa pièce et son repas qui lui est propre.
Samedi 1er Novembre Ce sera la plus longue journée, après une nuit de repos, on repart pour une dizaine d’heures de transport, mais qui passeront vite, car les haltes sont nombreuses. On entre dans la « Reserva Nacional de fauna Andina Edouardo Avaroa », les lagunes, salars et volcans vont se succéder à un rythme rapide sur des pistes plus ou moins tracées. Nous découvrons les premiers flamants roses, toujours présent sur cette partie du globe.



Pour le déjeuner, nous arrivons à ce qui sera un moment mémorable, une baignade dans une source d’eau chaude, 37°c du « Rio Amargo » à plus de 4000m. Le plus dur étant de se dévêtir et de ressortir de l’eau…

Une fois séché, la route reprend, direction le désert de Dali, des tas de pierres le long d’un désert de sable, sur la route menant à 2 des lagunes les plus connues, la « Laguna Bianca » et la « Laguna verde », elles se situent l’une à côté de l’autre, au pied du « volcan Licancabur », 5950m. La frontière avec le Chili se trouve seulement à quelques kilomètres. La couleur des eaux est du aux algues présentes dans le fond de ces lagunes, qui ne sont pas très profondes.
Le désert de Dali

La laguna bianca

La laguna verde

Pas de temps à perdre, il faut reprendre la route…

Dernière curiosité de la journée, les «Geysers Sol De Mañana », des éruptions de souffre qui sortent du sol, l’odeur est spéciale, le vent glacial.

Après cette ultime visite, nous nous dirigeons vers notre deuxième refuge, à quelques encablures de la « Laguna colorada » que l’on peut apercevoir, mais patience, la découverte n’aura lieu que le lendemain matin.
Dimanche 2 Novembre Deuxième nuit, meilleure que la première, et l’on est reparti, direction la lagune. Celle-ci est la plus belle que nous ayons vu, sa couleur, sa grandeur et la luminosité du moment, sont un réel plaisir des yeux. Les flamants y sont présent, on pourrait dire qu’ils prennent leurs couleurs dans cette lagune tellement le rose de leur plumage est fort. Quelques vues de cet endroit magique.




Une petite promenade matinale le long de la lagune nous permettra de l’apprécier totalement, avant de repartir, direction le « Salar de Uyuni ». Mais avant de l’atteindre, une curiosité nous fera stopper, « L’Arbol de Piedra », une pierre en forme d’arbres, au milieu du désert. Seulement quelques autres pierres sont ici, perdues. L’histoire explique que les pierres seraient les restes d’une lointaine éruption volcanique.


Le long de la piste nous menant aux portes du Salar d’Uyuni, nous profiterons de la vue de lagunes plus petites, avec en bonus l’arrivée des touristes partant d’Uyuni, dans l’autre sens. Une meute de 4*4 apportant son flot de touristes. A cet instant je ne regrette pas mon choix d’être descendu à Tupiza pour ne pas faire le parcours traditionnel.
Mais dans le flot des touristes, une surprise de taille, je retrouve le couple de toulousains que j’avais rencontré à Arequipa, 15 jours auparavant, étonnant, n’est ce pas! L’après-midi de cette troisième journée, nous avons traversé notre premier salar, le « Salar de Chiguana », au pied du volcan en activité « El Volcan Ollague », une petite idée de se qui nous attendra le lendemain…


Pour se préparer à la scène finale, nous passerons la dernière nuit dans un hôtel de sel. Les lits, le sol, la table, bref, tout est fait en sel…


Pour profiter de cette dernière journée, notre chauffeur est venu nous proposer de partir avant le lever du soleil pour profiter de cela sur le Salar, autant dire que personne n’a refusé…. Demain levé 4h30….
Lundi 3 Novembre Une courte nuit plus tard, nous voila en route pour le « Salar d’Uyuni », dernier lieu de notre périple, mais quelle beauté, et que d’instants magiques….




La question se pose de définir l'indéfinissable, je pense que personne ne pourrait donner des mots, la contemplation des photos n'explique pas tout, le ressenti et la pureté du lieu ne pourra jamais se transmettre. Je laisse chacun libre de penser ce qu'il veut, je n'espère qu'une seule chose, c'est que chacun prenne conscience qu'il est important de défendre de tels endroits afin que tout le monde puisse les découvrir.
La nature les a formé, à nous de les conserver...Visite de la « Isla del Pescado », petit déjeuner sur se site et séance photo….




Et les cactus ça pique....


L'uniformité du sol enlève la notion de profondeur, on peut donc faire des photos sans trucage


Retour à Uyuni, visite des exploitations de sel et d’un petit musée, mais la civilisation nous rattrape, et le temps du 4*4 est terminé.


La visite terminée, chacun reprend sa route, pour ma part, je réserve un billet de bus pour Potosi, quelle erreur….
Enfin je ne pouvais deviner. 7 heures après l’arrivée à Uyuni, je prends place dans un bus local, pour 3 heures de trajet. Seulement voila, le bus a crevé 1 heure après le départ, et chose tragique, il ne possédait pas de roue de secours… Heureusement le téléphone portable passait, un chauffeur à donc pu appeler son central pour qu’ils envoient une roue….. 1 heure d’attente, sur un siège très étroit, peu de places pour les jambes, et pas question de sortir, à 4000m, vers 22h, il ne fait pas chaud….Mais ce que l’on ne savait pas, c’est que les ennuis n’étaient pas fini, une fois reparti, le bus a heurté quelque chose, bilan on a avancé au ralenti jusqu’à Potosi, arrivée à 2h du matin. Et une fois à Potosi, il m’a fallu trouver un hôtel, mais ce ne fut pas le plus dur. Une nuit bien méritée après 3 nuits d’excursion. Mais la tête pleine d’images, j’ai pu trouver un sommeil réparateur.
No comment....
