Direction Lima : retour en métropole

Vendredi 14 Novembre

Dernière vue sur le pacifique, avant le retour en métropole afin de préparer les fêtes de fin d'année.


Samedi 15 Novembre

Allez, direction l'aéroport, vivement le prochain voyage...

Tiwanaku, Copacabana et la Isla del Sol

Samedi 8 Novembre

Après un premier passage au sein de la capitale bolivienne, je décide, cette fois, de visiter la ville. L'acclimatation à la pollution et à la vie locale est dure.

Je visite le musée de la "Coca", la feuille traditionnelle et flâne dans les rues. Aucunes des rues n'est plate, ce qui rend difficile les déplacements.

Je ne peux pas dire que je garde un grand souvenir de cette ville, mais c'est un lieu de passage obligé.

Dimanche 9 Novembre

En ce dimanche, j'ai choisi de partir à la rencontre de la civilisation pré inca, en visitant le site de Tiwanaku. Situé à 1h30 de bus de La Paz, je m'intègre dans un groupe touristique. Au programme, visite de 2 musées et des ruines du sîte.

Autant le dire tout de suite, aucune comparaison avec le Macchu Picchu, comme le dit le guide, si l'on a fait le MP, on trouve Tiwanaku très simple. Ce fut mon cas, mais je ne regrette pas la visite, seulement le guide local, un vrai "con". Aucune explication, la visite au pas de course mais tout le temps possible chez son ami le restaurateur...il n'aura pas eu son pourboire

Mais la porte du soleil ou les statues valent le voyage.

De retour à La Paz, j'en ai profité pour faire mes emplettes.

Lundi 10 Novembre

Dernière excursion bolivienne, je quitte La Paz pour retourner au bord du lac Titicaca, à Copacabana. Le voyage dure 3 heures et je repasse sur mes trajets aller.

Arrivé à destination, je visite la ville et réserve mon excursion pour le lendemain sur le site de la "Isla del Sol".

Chose étonnante, dans le centre de la ville, tous les taxis sont rassemblé, décorés, et les chauffeurs boivent de la bière avant de partir en klaxonnant, malheureusement je n'ai pas réussi à me faire expliquer cette coutume locale. On ne verrait pas ça à Paris.

Mardi 11 Novembre

8h30, départ en bateau pour la "Isla des Sol", 2 heures de traversée. Le lac ressemble à une grande mer, les boliviens et les péruviens y font de la pisiculture à base de truite.

Arrivé sur la partie nord de l'ile le dépaysement est total, on se croirait pas en Bolivie, la plage et la couleurde l'eau donne envie, mais à 3800m, la température de l'eau n'est pas au rendez-vous.

Après la visite du petit musée local, je suis un guide qui nous emmene visiter les sites incas de l'ile. Il nous explique aussi la culture en terasses datant de l'époque.
Après la visite guidée, je décide de traverser l'ile par le chemins des crêtes, 6km, j'ai 3 heures pour les faire avant le bateau retour qui part de la partie sud. En temps normal cela semble facile, mais on se trouve à 3800m, il est 12h et le terrain n'est pas plat. Autant dire que le temps nécessaire est celui disponible

Sur le point culminant de l'ile on peut apercevoir les iles d'Amantani et de Taquile (Pérou) au loin, je les avaient visitées l'année dernière.

Le temps de traversée du retour me permettra de me reposer de cette belle balade.

Mercredi 12 Novembre

Sur cette journée, pas grand chose à en dire. Je dis adieu à la Bolivie, et revient au Pérou. Le transport durera toute la journée, avec une pause à Puno pour changer de bus.

Arrivé à Arequipa vers 22h, je retrouve mes joueurs de tarot au "Mono blanco" et la soirée se passe tranquillement

Jeudi 13 Novembre

Dernière journée de repos, la journée se passe sans histoire, je commence à bien connaitre Arequipa, quatrième passage, mais à chaque fois je suis ravi de trainer sur la "Plaza de Armas" et ses alentours. Nouvelle et ultime soirée au "Mono blanco". Demain retour à Lima

Tarija et El conception

Mardi 4 Novembre

Pas grand chose à dire sur cette journée, récupération et transfert.

Après le périple du Sud-Lipez, une journée de repos à Potosi, afin de préparer les futures fatigues. Le programme est simple. Laisser le sac le plus longtemps à l'hôtel et rejoindre Tarija par le bus de nuit.

Mercredi 5 Novembre

Après une nuit de transport, dans un bus très confortable (pour quelques bolivianos !), arrivée matinale à Tarija, ville paisible du sud de la Bolivie. Première étape, l'hôtel. J'en avais choisi un dans le guide, mais arrivé devant, fermé pour travaux, donc repli sur un second tout proche. J'y passerais mes 3 prochain jours.

Une sieste plus tard, découverte de la ville. Je me rend compte rapidement que les touristes ne sont pas nombreux, et pour une fois, je ne suis pas très différent des locaux. L'argentine étant très proche de nombreux boliviens ont la peau claire, et les cheveux châtains ou blonds. Le deuxième constat est le retour à des altitudes plus "normales", en effet, après quelques jours à plus de 4000m, je redescends à 1800m, ouf !

Du coup il est très facile de se promener, seul mon niveau d'espagnol me perd.... Enfin, on peut pas tout avoir. La ville est calme et je recherche les agences de voyage pour m'organiser une visite des caves de la région, réputées pour leur vin le plus haut du monde. Finalement je trouverais une visite pour le vendredi matin.

Jeudi 6 Novembre

Ne rien faire, prendre le temps de lézarder au soleil, ou observer les mouvements assis une terrasse de café, tels sont les objectifs du jour.

Je fais la connaissance d'un anglais (bourré....), la seule personne que j'ai entendu se plaindre de vol au cours de mon voyage, mais vu son état, je ne m'en étonne guère. J'arrive à m'en débarrasser et explore la ville. Sur le plan j'avais repéré une rivière, le "rio Guadalquivir", ce nom me disait quelque chose, donc je suis allé voir et j'ai découvert un petit ruisseau

Une fois cette déception évacuée, j'ai visité le parc zoologique de la ville. De beaux pumas, condors, lions ou autres animaux enfermés dans de mauvaises conditions, je comprends mieux le prix d'entrée (2.5 bolivianos, environ 0.3€). Quel misère de laisser des animaux dans des cages de cette taille.

Côté satisfaction, j'ai découvert un restaurant de viande de boeuf argentin, un vrai régal, j'y suis retourné 2 jours de suite....

Vendredi 7 Novembre

Plus qu'une semaine....

Départ matinal pour la visite des caves. Accompagné de mes 2 guides locales, je visite 3 bodégas totalement différentes.

- L'industrielle, avec ses cuves françaises en inox, sa fabrication en quantité et ses commerciaux. D'ailleurs ils cherchent un négociant pour venir sur le marché français. La visite est sympa et je repars avec 2 fillettes de vin.

- L'antique, une exploitation familiale, installée dans la plus vieille maison du village. Par contre, pour le vin....... une horreur. Ils doivent le savoir, alors avant de partir un coup de gnole, histoire de changer le gout.

- La folklorique, pour finir je visite la cave de José, un bolivien très joyeux, qui me fait boire mes 2 mètres de vin (enfin un sirop légèrement alcoolisé). Bouteilles fermées à la cire.

La visite finie je suis retourné manger mon entrecôte avec l'une des bouteilles offertes, une visite intéressante dans la région de "El Conception". Enrichissante et avec un bon échange avec les guides (qui parlaient français) qui me bombardaient de question pendant nos trajets en voiture. L'intérêt de connaitre comment les occidentaux percevaient leur pays ou nos relations avec la Chine et la Russie, ce fut intéressant de comparer nos points de vue.

De retour à l'hôtel, il était temps de refaire le sac pour repartir, la fin du voyage semble proche, le retour sur La Paz est prévu pour la soirée, cela signifie le début du voyage retour, la fin de l'aventure car les prochaines visites auront lieu sur des endroits précédemment traversés.

Le sud-Lipez et le salar d'Uyuni

Vendredi 31 Octobre

Ça y est, le grand jour est arrivé, départ pour 4 jours d’excursion dans le Sud-Lipez, immersion totale garantie dans l’immensité des paysages que l’on va découvrir. Fini les routes goudronnées, les groupes touristiques, la vie moderne, place à la nature.

Pour ce voyage, je partagerais le 4*4 avec les français rencontrés depuis quelques jours, 1 zimbabwéenne, notre chauffeur et notre cuisinière. Le parcours nous mènera de Tupiza à Uyuni, avec plein de découvertes chaque jour. Le départ se fait en repassant par notre parcours VTT de la veille, le premier jour est le moins riche, le but étant de rejoindre San Antonio de Lipez, (4260 msnm et 250 habitants).

Ce qui est frappant est l’aridité de cette région, le soleil est omniprésent. Malheureusement quelques heures après le départ, première surprise, notre 4*4 montre des signes de fatigue, oups, nous sommes loin de tout garage….

Heureusement 2 autres 4*4 nous rejoignent et les chauffeurs arrivent à réparer, on n’est pas au bout de nos surprises….

Afin de permettre aux habitants de ces villages perdus dans le paysage, l'accès à l'électricité le gouvernement bolivien a subventionné l’achat de panneaux solaires. On constate que de ce point de vue, nous sommes en retard sur l’utilisation de cette technologie.

Belle journée bien remplie, les liaisons 4*4 sont longues mais on arrive tranquillement à notre premier « refuge », un dortoir ou l’on passera notre première nuit en compagnie des autres groupes, mais chacun à sa pièce et son repas qui lui est propre.

Samedi 1er Novembre

Ce sera la plus longue journée, après une nuit de repos, on repart pour une dizaine d’heures de transport, mais qui passeront vite, car les haltes sont nombreuses. On entre dans la « Reserva Nacional de fauna Andina Edouardo Avaroa », les lagunes, salars et volcans vont se succéder à un rythme rapide sur des pistes plus ou moins tracées. Nous découvrons les premiers flamants roses, toujours présent sur cette partie du globe.

Pour le déjeuner, nous arrivons à ce qui sera un moment mémorable, une baignade dans une source d’eau chaude, 37°c du « Rio Amargo » à plus de 4000m. Le plus dur étant de se dévêtir et de ressortir de l’eau…

Une fois séché, la route reprend, direction le désert de Dali, des tas de pierres le long d’un désert de sable, sur la route menant à 2 des lagunes les plus connues, la « Laguna Bianca » et la « Laguna verde », elles se situent l’une à côté de l’autre, au pied du « volcan Licancabur », 5950m. La frontière avec le Chili se trouve seulement à quelques kilomètres. La couleur des eaux est du aux algues présentes dans le fond de ces lagunes, qui ne sont pas très profondes.

Le désert de Dali
La laguna bianca
La laguna verde

Pas de temps à perdre, il faut reprendre la route…

Dernière curiosité de la journée, les «Geysers Sol De Mañana », des éruptions de souffre qui sortent du sol, l’odeur est spéciale, le vent glacial.

Après cette ultime visite, nous nous dirigeons vers notre deuxième refuge, à quelques encablures de la « Laguna colorada » que l’on peut apercevoir, mais patience, la découverte n’aura lieu que le lendemain matin.

Dimanche 2 Novembre

Deuxième nuit, meilleure que la première, et l’on est reparti, direction la lagune. Celle-ci est la plus belle que nous ayons vu, sa couleur, sa grandeur et la luminosité du moment, sont un réel plaisir des yeux. Les flamants y sont présent, on pourrait dire qu’ils prennent leurs couleurs dans cette lagune tellement le rose de leur plumage est fort. Quelques vues de cet endroit magique.

Une petite promenade matinale le long de la lagune nous permettra de l’apprécier totalement, avant de repartir, direction le « Salar de Uyuni ». Mais avant de l’atteindre, une curiosité nous fera stopper, « L’Arbol de Piedra », une pierre en forme d’arbres, au milieu du désert. Seulement quelques autres pierres sont ici, perdues. L’histoire explique que les pierres seraient les restes d’une lointaine éruption volcanique.

Le long de la piste nous menant aux portes du Salar d’Uyuni, nous profiterons de la vue de lagunes plus petites, avec en bonus l’arrivée des touristes partant d’Uyuni, dans l’autre sens. Une meute de 4*4 apportant son flot de touristes. A cet instant je ne regrette pas mon choix d’être descendu à Tupiza pour ne pas faire le parcours traditionnel.

Mais dans le flot des touristes, une surprise de taille, je retrouve le couple de toulousains que j’avais rencontré à Arequipa, 15 jours auparavant, étonnant, n’est ce pas! L’après-midi de cette troisième journée, nous avons traversé notre premier salar, le « Salar de Chiguana », au pied du volcan en activité « El Volcan Ollague », une petite idée de se qui nous attendra le lendemain…

Pour se préparer à la scène finale, nous passerons la dernière nuit dans un hôtel de sel. Les lits, le sol, la table, bref, tout est fait en sel…

Pour profiter de cette dernière journée, notre chauffeur est venu nous proposer de partir avant le lever du soleil pour profiter de cela sur le Salar, autant dire que personne n’a refusé…. Demain levé 4h30….

Lundi 3 Novembre

Une courte nuit plus tard, nous voila en route pour le « Salar d’Uyuni », dernier lieu de notre périple, mais quelle beauté, et que d’instants magiques….

La question se pose de définir l'indéfinissable, je pense que personne ne pourrait donner des mots, la contemplation des photos n'explique pas tout, le ressenti et la pureté du lieu ne pourra jamais se transmettre. Je laisse chacun libre de penser ce qu'il veut, je n'espère qu'une seule chose, c'est que chacun prenne conscience qu'il est important de défendre de tels endroits afin que tout le monde puisse les découvrir.

La nature les a formé, à nous de les conserver...

Visite de la « Isla del Pescado », petit déjeuner sur se site et séance photo….
Et les cactus ça pique....


L'uniformité du sol enlève la notion de profondeur, on peut donc faire des photos sans trucage
Retour à Uyuni, visite des exploitations de sel et d’un petit musée, mais la civilisation nous rattrape, et le temps du 4*4 est terminé.
La visite terminée, chacun reprend sa route, pour ma part, je réserve un billet de bus pour Potosi, quelle erreur….

Enfin je ne pouvais deviner. 7 heures après l’arrivée à Uyuni, je prends place dans un bus local, pour 3 heures de trajet. Seulement voila, le bus a crevé 1 heure après le départ, et chose tragique, il ne possédait pas de roue de secours… Heureusement le téléphone portable passait, un chauffeur à donc pu appeler son central pour qu’ils envoient une roue….. 1 heure d’attente, sur un siège très étroit, peu de places pour les jambes, et pas question de sortir, à 4000m, vers 22h, il ne fait pas chaud….Mais ce que l’on ne savait pas, c’est que les ennuis n’étaient pas fini, une fois reparti, le bus a heurté quelque chose, bilan on a avancé au ralenti jusqu’à Potosi, arrivée à 2h du matin. Et une fois à Potosi, il m’a fallu trouver un hôtel, mais ce ne fut pas le plus dur. Une nuit bien méritée après 3 nuits d’excursion. Mais la tête pleine d’images, j’ai pu trouver un sommeil réparateur.

No comment....